Il me semble particulièrement important d’avoir voulu affronter cette année le thème de Dieu,lors de l’Assemblée Plénière : « La question de Dieu aujourd’hui ».Nous ne devrions jamais nous lasser de proposer à nouveau une telle demande, de “repartir de Dieu”, pour redonner à l’homme la totalité de ses dimensions,sa pleine dignité. En effet, lamentalité quis’estrépandue à notre époque,renonçant à toute référence au transcendant, s’estrévélée incapable de comprendre et de préserver l’humain.La diffusion de cette mentalité a généré la crise que nous vivons aujourd’hui, qui est une crise de sens et de valeurs, avant d’être une crise économique et sociale. L’homme qui tente d’exister uniquement de façon positiviste, dans la sphère du calculable et du mesurable, en fin de compte suffoque.Dans ce cadre, la question de Dieu est, dans un certain sens, « la » question. Elle nous renvoie aux demand es fondamentales de l’homme, à ses aspirations de vérité,de bonheur et de liberté inscrites dans son
cœur, et qui cherchent une réalisation. L’homme qui réveille en soi la demande au sujet de Dieu s’ouvre à l’espérance, à une espérance fiable, pour laquelle cela vautla peine d’affronter la fatigue du chemin dansle présent(cfr. Spesalvi, 1).





