Bon chemin

Le sens religieux

Fr. Giussani
Luigi Giussani

Je vous suis très reconnaissant de discuter sur le livre qui contient mes idées, exposées pendant tant d’années d’enseignement, d’abord  dans un lycée, puis, surtout, à l’Université. Chaque année, je disais aux étudiants : « Je ne veux persuader personne de force, mais je ne veux entendre personne nier ce que je dis, s’il n’a pas au moins lu les raisons que j’exprime ».

Je me permets de vous demander de me lire avec l’intention sincère et immédiate de partager avec tous le jeunes l’effort à faire sur la valeur de la religion née de Jésus, fils de Marie, juif de Nazareth. On  ne comprend pas si l’on  ne vérifie pas les idées et les valeurs dans sa propre expérience
singulière.
Cette expérience peut consister aussi dans le choc ou dans le sentiment particulier que l’on surprend en soi-même, ou dans l’histoire d’un peuple ou du monde.
L’expérience dit des choses qui démontrent sa vérité. Ce que je vous dis m’est dicté entièrement par quelque chose que j’ai étudié, désiré, qui m’a répugné, mais que j’ai finalement aimé passionnément. Pour moi, c’est l’expérience qui enseigne toute la valeur d’idées et de choses, si l’on reste dans le temps, de façon persuasive ou dubitative. Les grands peintres, musiciens et poètes démontrent eux aussi qu’ils continuent à reprendre le thème inspiré par une « beauté » rencontrée.
En cette occasion que vous m’avez donnée, je vous souhaite une sincérité, une franchise en toute chose et un amour de la vérité qui soit partagé.
C’est à ces conditions que ma vie a connu la vraie joie.
Pour finir, je veux  vous répéter ce que Saint Catherine, analphabète, le plus grand  génie féminin italien, disait au dernier Pape d’Avignon : « Si vous êtes ce que vous devez être, vous mettrez le feu dans toute l’Italie. Ne vous contentez pas des petites choses : Lui, Dieu, les veut grandes ».

Bon chemin.
Luigi Giussani